| Geste vert |
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> Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2010
----------------------------------------------------------------------------------------------------------- > Petit guide du compostage
Le compost : épisode I Chacun d’entre nous désire, à son niveau, faire un geste pour l’environnement. Pourquoi ne pas commencer par le compostage domestique ? Environ un tiers des déchets se retrouvant dans notre poubelle peuvent être compostés : ce sont les déchets organiques, la part fermentescible des ordures ménagères. Cette démarche permet à la fois de réduire la quantité de déchets à traiter par la collectivité (compétence du SMICTOM), d’éviter les odeurs de poubelles nauséabondes, et de produire un mélange fertilisant à réutiliser au jardin ou dans les plantes en pot. A noter qu’au compost peuvent être ajoutés les déchets d’entretien des jardins et certains déchets fermentescibles (journaux, mouchoirs). Le compostage repose sur la fermentation des déchets organiques : il s’agit de leur dégradation par les micro-organismes du sol. Ces derniers ont besoin d’oxygène et d’eau. Il faut donc brasser régulièrement le compost (notamment au début du tas) et l’arroser s’il est très sec. Des organismes de plus grande taille interviennent également : lombrics, acariens, cloportes, myriapodes, coléoptères et autres insectes.
Le compost : épisode II Les matières organiques compostables sont les déchets de la cuisine, les déchets du jardin, certains déchets de la maison. Petit catalogue : les épluchures, les coquilles d’œufs, le marc de café et les filtres, les sachets de thé, les fanes des légumes, les restes de pain, de fromage, de viande. Seules les épluchures des agrumes (citrons, oranges, clémentines, pamplemousse) sont déconseillées car leur temps de décomposition est très long. Les tontes de pelouse, feuilles mortes, fleurs fanées, mauvaises herbes sont aussi les bienvenues. Les mouchoirs en papier, essuie-tout, cendres de bois, papier journal peuvent être intégrés mais sont des déchets secs : ils doivent être intégrés en petite quantité. Les déchets ligneux (branches d’arbres) doivent être broyés pour faciliter leur décomposition.
Le compost : épisode III Un compost peut se conduire en tas ou dans un bac. Le tas est une solution simple (0,5 à 1,5 m de haut sur 1m² par exemple), on en fait autant que nécessaire : les conditions climatique se chargent d’apporter l’eau ou de l’assécher et la fermentation se conduit doucement. Néanmoins des animaux peuvent venir rechercher les restes alimentaires et détruire tout votre travail ! Le bac à compost est une autre solution : il convient pour les petits volumes, met le compost à l’abri des aléas climatiques et accélère le processus de fermentation. Le bac ne doit pas avoir de fond de manière à ce que les microorganismes du sol et les lombrics puissent se mettre à l’ouvrage. Un compost utilisable s’obtient en 4, 8 mois ou 1 an en fonction de la manière dont il est conduit. Patience donc avant le retour au sol de vos déchets organiques ! En pratique une petite poubelle dans la maison peut servir de bac intermédiaire pour les déchets ménagers. Son contenu peut être vidé tous les 2 ou 3 jours sur le compost. Les déchets du jardin, notamment les tontes de pelouse peuvent être intégrées progressivement, les quantités résiduelles pouvant servir de paillage. Reste à prendre l’habitude de jeter dans la « poubelle à compost » ! Pour en savoir plus : http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/compost |
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