Jusqu'au 15 février 2012

La Communauté de Commune de Brocéliande vous propose de devenir foyer témoin et de participer à un projet de réduction des déchets.

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Le prochain conseil municipal aura lieu le jeudi 1er mars 2012, à 20h30 salle du Conseil.

 

 

 

 

 






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Libé s'invite à Plélan Imprimer Envoyer

 

Le journal Libération daté du 10 oct. 2011 titrait en 4ème page de ‘‘Marseille à Plélan-le-Grand’’ (accéder à l’article). L’article évoquait les primaires socialistes à travers plusieurs villes de France, dont Plélan-le-Grand. Pourquoi pas Marseille ? Mais surtout pourquoi Plélan ? Les raisons n’ont sans doute rien à voir avec le hasard, mais ce long fil tendu entre la cité phocéenne et notre chef-lieu de canton, même s’il s’agit d’un raccourci un peu factice,  à quand même le mérite de poser un regard sur l’actualité des communes rurales, autrement que dans la rubrique des faits divers.
Pierre-Henri Allain, le journaliste qui s’est fendu de ce premier article, a récidivé lundi 28 novembre dans les pages web du site Libération en proposant un portrait du Maire, Laurent Peyrègne (accéder à l’article). ‘‘J’avais fait un premier papier en prenant l’exemple de Plélan-le-Grand, la rédaction a trouvé intéressant d’évoquer l’échéance des présidentielles à la travers le prisme de cette commune rurale’’. Ainsi pendant toute la campagne des présidentielles, Libération s’invitera régulièrement à Plélan, ne soyez pas surpris si un journaliste vous tend son micro.

 

Tous les articles de Libération sur Plélan :


(Photo Thierry Pasquet)

14 février 2012

«Des riches et des pauvres avec plus rien au milieu»

La campagne aussi a ses pauvres. Tous les mardis matins, à Plélan-Le-Grand (Ille-et-Vilaine), quelques-un d'entre eux se retrouvent sous le toit du centre social –un ancien théâtre de patronage– pour recevoir les colis des Restos du cœur. Légumes, laitages, viande congelée, conserves, produits d'entretien, le tout rassemblé dans des bacs en plastique pour une douzaine de familles de deux à six personnes. On en profite pour partager café et brioches autour d'une table. Ici, c'est peu dire que la présidentielle n'inspire qu'un désintérêt quasi général.
«Tout ça, c'est des conneries, lâche sans ambage Marie, petite femme discrète aux cheveux courts qui vit seule avec sa fille de 8 ans et subsiste de quelques heures de ménage et des minimas sociaux. Comment voulez-vous qu'ils fassent pour donner du travail aux gens? Il y a même des diplômés au chômage. Avec l'euro, on a perdu beaucoup de choses. Tout est beaucoup plus cher. On aurait du garder le franc.» A l'autre bout de la table, Marie-Josèphe, 49 ans, lunettes cerclées de noir, se montre encore plus lapidaire: «C'est nul, nul, nul!, s'exclame t-elle. Depuis des années, on n'a que des promesses et au bout du compte, qu'est-ce qu'il nous reste? Rien du tout. Des pauvres qui paient pour les riches, voilà tout.»
Qu'à celà ne tienne, les deux femmes, qui avaient donné leur bulletin à Ségolène Royal en 2007, iront voter au printemps. Pour qui? C'est une autre histoire. «Peut-être Marine Le Pen, lâche Marie-Josèphe mi-sérieuse, mi-rigolarde. D'abord, c'est une femme et j'aime bien sa façon de parler. Et avec elle, il y aurait du changement!» Hochements de tête approbateurs autour de la table.
Venue de Montfort, une commune voisine, distribuer les colis, Madeleine, bénévole aux Restos du cœur, donne son sentiment. «Quel cinéma! Sarkozy n'est pas encore candidat mais Merkel vient le soutenir! On prend vraiment les Français pour des imbéciles. Et puis, avec les journalistes, ils se coupent sans arrêt la parole! C'est pourtant dès la maternelle qu'on apprend aux enfants à écouter les autres!»
«On ne sait plus qui croire, qui écouter»
Un peu à l'écart, emmitouflée dans son écharpe de laine, Natalia, 37 ans, prête une oreille attentive aux échanges. En 2007, elle avait aussi choisi Ségolène Royal. Surtout pour ne pas voter Sarkozy, précise-t-elle. Cette fois, la jeune femme, «technicienne dans un bureau d'études d'une entreprise de travaux publics», au chômage depuis quatre ans, avoue ne pas connaître tous les candidats et se décidera au dernier moment.
«On ne sait plus qui croire, qui écouter, résume Pierre, jeune retraité de 60 ans. Tout le monde promet le bon dieu, mais les pauvres sont encore plus pauvres et si on continue comme ça, on va en revenir au temps des châteaux: avec des riches et des pauvres et plus rien au milieu.. Après quarante-trois ans de labeur dans le bâtiment et la métallurgie, Pierre et sa femme handicapée vivent avec 823 euros par mois sur lesquels il doit débourser 380 euros pour le loyer et 100 euros pour l'électricité. «C'est pas honteux, ça?», fait-il semblant de s'interroger. Il ne transigera pas pour autant sur son devoir de citoyen. «Blanc, rouge ou vert, tout le monde doit aller voter», assène t-il avec conviction.
(article PIERRE-HENRI ALLAIN)

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(Photo Thierry Pasquet)

12 janvier 2012

A la campagne, l'écologie aussi est entrée dans les mœurs

Si le vote écolo est plutôt l'apanage des grandes villes, les thèmes qu'il véhicule font leur chemin dans les campagnes. Et ce n'est peut-être pas seulement la dynamique générale d'Europe Ecologie lors des européennes : à Plélan-Le-Grand, commune agricole située à une quarantaine de kilomètres de Rennes, le mouvement a totalisé 14% de voix en 2009 quand Dominique Voynet n'en décrochait que 2,5% en 2007.
Il faut dire que, ici, les notions d'énergies renouvelables et de développement durable sont entrées dans les mœurs, même si la crise et les problèmes d'emploi préoccupent davantage que la candidature d'Eva Joly. Depuis 2008, au-dessus des prairies plélanaises, se dressent six éoliennes qui font la fierté des habitants. S'investissant dans un projet participatif auquel s'est joint un groupe industriel belge, Electrawinds, une douzaine d'entre eux – infirmière, agriculteur en retraite, chauffeur de taxi, employé de France Télécom – détiennent aujourd'hui 35% du capital de Brocéliande Energies Locales, la société qui exploite le parc.
«Marre de mettre leur argent dans les banques»
«Ce parc est la preuve que l'on peut mener à bien des projets collectifs localement pour répondre aux problèmes énergétiques, souligne Patrick Saultier, directeur de Brocéliande Energies Locales. Il y a une forte attente des gens qui voudraient faire quelque chose mais ne savent pas très bien quoi. Beaucoup aussi en ont marre de mettre leur argent dans les banques et préfèreraient l'investir dans des projets locaux. La candidature d'Eva Joly est utile mais tous les partis devraient être concernés par l'écologie et pourraient apporter des outils réglementaires favorisant les initiatives locales. Pour tout ce qui touche à l'éolien ou à l'énergie solaire, il faudrait déjà arrêter de privilégier les grands groupes et de décourager les PME par toutes sortes de contraintes et de barrières administratives.»
Moins spectaculaire mais tout aussi significative, l'initiative municipale de lancer un Agenda 21. Ce programme, couplé au plan local d'urbanisme (PLU), vise à engager des actions concrètes touchant aussi bien à l'énergie ou aux transports qu'au logement social, et contribue à mobiliser les consciences.
«En février 2011, une soixantaine de personnes, tous milieux confondus et très motivées, ont fait émerger toutes sortes de propositions», se félicite Murielle Douté-Bouton, adjointe à l'urbanisme et au développement durable. L'optimisation thermique des bâtiments municipaux, le traitement des déchets ou la limitation de l'éclairage public sont désormais des dossiers sur lesquels travaille la municipalité au même titre que le transport des personnes âgées, la préservation des terres agricoles ou la création de logements favorisant la mixité sociale.
Cela se traduira-t-il par davantage de bulletins verts au printemps prochain? Pas sûr. Tout en précisant qu'elle n'a pas encore choisi son candidat, Murielle Douté-Bouton défend la candidature d'Eva Joly. «Peu importe le nombre de voix qu'elle fera, tranche t-elle, c'est le débat d'idées qu'elle suscite qui est important.»
(article PIERRE-HENRI ALLAIN)

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(Photo Thierry Pasquet)

12 décembre 2011

«Si on gérait notre ferme comme l'Etat est géré...»

Marine Le Pen et son parti, représentant proclamé des valeurs de la France profonde, ont-ils la cote en milieu rural? Selon un récent sondage, la présidente du Front national arriverait en deuxième position chez les agriculteurs au premier tour de la présidentielle, avec 20% des intentions de vote, soit quelques points de mieux que la moyenne nationale. Du côté de Plélan-Le-Grand (3500 habitants en Ille-et-Vilaine), même si les immigrés sont rares et les problèmes d'insécurité limités à quelques affaires de vols et de vandalisme, le pouvoir de séduction de la fille du pays (son père est d'origine morbihannaise) est indéniable.
«Ce qu'on entend souvent c'est qu'elle en a, comme on dit vulgairement», confie la patronne du café-tabac Le Plélannais, un des rendez-vous des paysans du coin. Avec son énergie et son culot, elle est perçue comme une sorte de Jeanne d'Arc. Il y a aussi de la grogne par rapport aux gens d'origine étrangère qui sont devenus ministres, comme Rachida Dati, ou contre l'équipe de foot de Rennes qu'on trouve drôlement colorée. Cela va tellement mal qu'on cherche des boucs émissaires.»
«Marine Le Pen est moins braque que son père»
Dans les campagnes alentour, royaume des vaches laitières, les avis sont plus partagés. Sarkozy, qualifié de «Parisien pur souche» attire moins en tout cas qu'un Chirac, «très proche du monde agricole, très protecteur». Frédéric Merel, agriculteur de 38 ans qui a «toujours voté à droite», juge quant à lui que les extrêmes, «c'est de la politique pour les gens qui ne comprennent rien». Mais il peut comprendre le vote FN. «Il y a les déçus de l'UMP qui ne voteront jamais à gauche et Marine Le Pen est moins provoc que son père, analyse t-il. Il y a aussi des choses qui agacent comme l'aide médicale aux étrangers alors qu'on nous parle sans arrêt du trou de la sécu.»
Juché sur son tracteur, radio branchée sur une émission de Brigitte Lahaie, un autre agriculteur affiche son scepticisme et se demande s'il ira voter. «Marine Le Pen est moins braque que son père mais qu'est-ce que le Front national ferait de plus? Moi, ce qui m'inquiète, avec ce qui se passe actuellement, c'est surtout à quel taux je pourrai avoir un prêt pour mon projet de hangar.»
Dans un autre village, un éleveur d'une quarantaine d'années prône «le vote utile» au premier tour (entendre le vote Sarkozy), tout en avouant son exaspération. «On voit tellement de choses à la télé. Y a peut-être pas beaucoup d'étrangers dans nos communes mais quand tu prends le métro à Rennes, tu te demandes dans quel pays tu es. Et puis, cela fait trente ans que, droite ou gauche, on ruine la France. Si on gérait notre ferme comme l'Etat est géré, cela fait longtemps qu'on ne serait plus là.»
A Bréal-sous-Montfort, une commune voisine, Christian Ressort, 64 ans, militant du Front national depuis 1984, se montre pour sa part confiant sur l'issue du vote. «Marine rallie du monde de partout, se réjouit-il. Il y a les agriculteurs mais aussi leurs femmes, qui la trouvent courageuse. Depuis environ deux ans, on sent qu'on n'est plus pris pour des sauvages ou des pestiférés. Maintenant, les gens nous écoutent.»
Jusque-là plutôt rétive au FN, la Bretagne serait-elle en train de changer?
(article PIERRE-HENRI ALLAIN)

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(Photo Thierry Pasquet)

28 novembre 2011

«Ce rêve s'est accompli à Plélan»

Bienvenue à Plélan-le-Grand, bourgade de 3600 habitants plantée à l'orée de la forêt de Brocéliande. Bien loin des agences de notation, de la crise grecque et des turpitudes de la Banque centrale européenne. «Les gens n'en parlent pas trop, glisse le maire Laurent Peyrègne. Ils sont de plus en plus individualistes, même en zone rurale, et ce qui ne les touchent pas directement...»
A 50 ans, Laurent Peyregne, lui, «aime les gens», les contacts, condition indispensable selon lui pour exercer son mandat en ces terres agricoles où rien ne vaut une bonne poignée de main pour conclure une affaire.
«Cette dispersion enfume le débat»
Ancien adhérent de démocratie libérale puis de l'UMP, qu'il a quittée au bout de deux ans car il n'y trouvait pas «la même convivialité», il dirige avec fierté une équipe qu'il proclame «apolitique» et sans la moindre opposition municipale depuis que la totalité de sa liste est passée en 2008.
«Il y a bien des sensibilités de droite et de gauche, mais dans une commune de la taille de Plélan, les débats se font autour des projets et les opinions politiques ne rentrent pas en ligne de compte», explique t-il.
D'ailleurs, le clivage droite-gauche et les gens qui s'écharpent «au plus haut niveau de l'Etat» l'énervent et il rêve d'une République où les élus des deux bords s'entendraient sur «les grands sujets de société».
«Ce rêve s'est accompli à Plélan», remarque-t-il, non sans forfanterie.
Ne craignant pas le paradoxe, cet ancien masseur-kinésithérapeute, qui vient de fermer son cabinet pour se consacrer à son mandat, regrette toutefois, à l'approche de la présidentielle, le nombre pléthorique de candidats et préfèrerait «un bipartisme plus affirmé». «Cette dispersion enfume le débat et fait le jeu des partis contestataires», estime t-il.

Pour l'heure, ses préoccupations sont toutefois plus locales, comme la rénovation de certains équipements communaux ou le bouclage du prochain budget. «On sait que les dotations de l'Etat comme celles des collectivités vont diminuer, il va falloir faire des choix», soupire-t-il. Jusque dans les petites communes, l'heure est à l'austérité.
(article PIERRE-HENRI ALLAIN)

 


 

 

 

 

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